Le camping comme lien social

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Florence et Denis Bez ont décidé de changer de vie. Au terme de la première saison, cette reconversion à 180 degrés dans le Lot-et Garonne, les conforte dans leur choix : le camping, ils adorent !

D’emblée, ils tiennent à le dire. « Je ne pense pas que l’on aurait pu trouver un tel accueil ailleurs ! Les gens sont super gentils, aux vœux du maire, ils sont venus nous serrer la main, et nous disaient “Si vous avez besoin de quelque chose, on est là pour vous”. Et puis comme il n’y a rien à Moncrabeau, et que le camping est bien placé à l’entrée du village, en bordure d’un axe passant, et en bord de rivière, les habitants se retrouvent chez nous, au bar, pour un café, une bière, un repas. Le dimanche, on rapproche les tables », confie Denis Bez. De son côté, Florence, son épouse, souligne « l’attachement aux clients. Lorsqu’ils nous quittent, après dix jours, trois semaines, on s’embrasse comme des amis. On a du mal à les voir partir ! On a hérité de clients historiques, comme cette famille de Belges qui reste cinq semaines, l’été, depuis 20 ans. Ils nous ont remerciés d’avoir redonné vie au camping”. »

C’est trop beau ici, on y va !

L’envie de changer de vie taraudait surtout Denis. « Depuis trente ans, je faisais du développement informatique de logiciels embarqués dans le secteur automobile, d’abord à Lyon, ma ville natale, puis, en Haute-Savoie, et enfin à Toulouse depuis dix ans. J’en avais marre de la ville, des bouchons. J’étais dans une grosse boîte avec son côté impersonnel, je n’étais plus du tout bien. » Son épouse, qui gérait seule un snack dans la banlieue de Toulouse, a dit banco. « Le camping, ça nous trottait dans la tête, confirme Florence. C’est lors d’un voyage au Portugal, à bord d’un fourgon aménagé, que l’idée s’est précisée. On voulait un camping entre Toulouse et Bordeaux, ni en bord de mer, ni en altitude, gérable à deux parce que l’on veut rester ensemble le plus possible. » « Et à un prix acceptable, poursuit Denis. On avait une belle maison que l’on a vendue. On a visité une dizaine de campings avant de trouver celui-là. Quand on est arrivé, on s’est dit : “C’est trop beau ici, on y va”. On est tombés sous le charme du parc si calme, si reposant… » Dans l’attente d’être rejoint pas son épouse qui devait vendre sa propre affaire, Denis est arrivé dans la foulée de la signature, le 21 novembre 2018. « Il y avait beaucoup de boulot de rénovation mais le prix était en conséquence. Il faut être sacrément bricoleur. Déblayer, débroussailler, installer de nouveaux mobile-homes… On a changé six mobile-homes, achetés sur le site internet “Mobile-homes d’occasion”, géré par O’Hara. Plus larges que les anciens, les installer fut un travail énorme. Il a fallu couper des haies, trouver des chemins. Ça nous a pris bien plus de temps que prévu. Et une pergola a été ajoutée sur la terrasse du snack café, très appréciée. »

Sans relation dans le secteur de l’hôtellerie de plein air, Florence et Denis Bez ont surtout appris avec le guide pratique « Acheter son camping », du Cabinet Cantais. En tant que gérante du snack, Florence disposait déjà de la Licence IV, de l’habilitation Hygiène Sécurité passée aussi par Denis. Le néo-gestionnaire de camping souligne également l’aide très précieuse du syndicat de l’HPA. « En adhérant au SDHPA du Lot-et-Garonne, j’ai été invité à l’assemblée générale du SDHPA de la Dordogne qui assure le support technique de notre syndicat. Lors de cette AG, j’ai pu échanger avec plein de gestionnaires, et j’ai appris énormément de choses des intervenants, sur les nouvelles réglementations notamment ; j’avais posé des questions sur l’assainissement, les subventions, j’ai eu les bonnes réponses. » Dans ce camping, 90 % de la clientèle est française. Le bilan de la saison est positif.

« Le chiffre d’affaires du camping est stable par rapport à l’an passé, en revanche il a doublé sur le snack-bar ouvert aux clients extérieurs », précise Denis. Proche de la halte nautique, le camping capte aussi des plaisanciers qui naviguent sur la rivière Baïse, ils viennent prendre un verre ou commander des plats à emporter. Le 6 octobre, la barrière du Mouliat s’est refermée. Le temps est venu de souffler, de dormir…et de visiter la région. « Jusque-là, on n’a pas eu le temps. Pourtant l’office du tourisme organise des Éductours pour les professionnels, j’ai pu y aller juste une demi-journée », raconte Denis qui retient de cette première saison, la quantité de travail sur le site, totalement sous-estimée, notamment sur l’entretien du parc, « au point de prendre un jardinier de temps à temps ». Ce qu’il a particulièrement apprécié ? « Le contact avec les clients, cette envie qu’ils ont de discuter ».

Le programme des futurs investissements est acté. Réfection des sanitaires, poursuite des travaux côté snack-bar et sur la terrasse. Mais avant, direction un petit séjour cet hiver au soleil, dans une île du bout du monde !

Leurs conseils :

  • Avoir un coup de cœur. À partir du moment où l’on se sent bien dans son camping, les clients le ressentent, et les difficultés sont plus faciles à surmonter.
  • Être raisonnable sur le prix d’achat afin de limiter le montant des emprunts. Le fait de ne pas avoir de pression financière nous a permis de travailler sereinement. Nous avons apprécié cette tranquillité d’esprit.
  • Adhérer au syndicat professionnel : on a bénéficié de très bons conseils du SDHPA du Lot-et-Garonne et de son support technique, le SDHPA de la Dordogne. Les avantages commerciaux auprès de fournisseurs ont largement remboursé la cotisation annuelle !

Source OT 389, novembre 2019.

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